vendredi 13 juin 2008

Après la victoire du NON en Irlande : le TME admis en soins palliatifs

Le Peuple Irlandais vient d'infliger un camouflet aux tenants du traité de Lisbonne, à commencer par son initiateur N.Sarkozy.
Primo : les irlandais ont fort bien compris que le TME n'était rien d'autre que le TCE sous un autre emballage et qu'on se moquait d'eux.
Secundo : comme le précédent traité, le TME est illisible et l'argument : "si vous n'y comprenez rien, votez OUI et laissez-nous faire", est méprisant, antidémocratique et inacceptable.
Tertio : les dirigeants de l'UE sont des incapables, formés au même moule de la pensée unique libérale, qui pensent et agissent dans le même sens et sont condamnés, pour cette raison, à l'erreur collective.

Cette victoire du NON sauve l'Europe.

Mais d'abord, quelle Europe et dans quelles frontières ?
Une union d'états souverains ou une union souveraine d'états, sur le modèle des Etats-Unis d'Amérique ?
Autrement dit une Europe Libérale, toute entière orientée vers la libre concurrence ou une Europe Fédérale disposant d'une
souveraineté, fiscale, monétaire, écologique et militaire.
De la réponse à cette question, dépend la structure même du pouvoir européen. Une union d'états souverains ne peut concéder à
l'Europe que des institutions antidémocratiques composées de membres désignés par les exécutifs nationaux. A l'inverse, seule une Europe fédérale peut se doter d'institutions démocratiques, respectant la séparation des pouvoirs, elle-même garantie par une constitution courte et lisible.
La question centrale est la suivante : la France et la
Grande-Bretagne sont-elles disposées à renoncer à leur strapontin au conseil de sécurité pour libérer l'Europe des carcans de la guerre froide. Leur peuple oui, leurs gouvernants, c'est peu probable.
C'est plus que jamais au Peuple
d'Europe de prendre son destin en mains. Les outils existent, il suffit de s'en servir (web indépendant + "sagesse des foules").
Les frontières de
l'Europe est l'autre question cruciale : l'avenir de l'Europe est à l'est.
Kadhafi a raison. C'est aux peuples d'Asie mineure et du Magreb, et à eux seuls, qu'il appartient de réaliser leur union : second camouflet pour N.Sarkozy, en moins d'une semaine !...humiliant.
L'UE à 27 réalise l'union de l'Europe de l'ouest et de l'Europe centrale ("l'Europe de Brest à la Vistule" ). Reste à intégrer l'Europe de l'est ("l'Europe de l'Atlantique à l'Oural").

Ensuite, quelle procédure de ratification ?
Les prochaines élections européennes, dans moins d'un an, seront l'occasion d'une remise à plat de cette grave question. Il en va de la démocratie sur ce continent, rien de moins. Quand il s'agit de l'avenir de l'UE, la décision ultime appartient aux peuples qui doivent être consultés le même jour et au suffrage universel direct, c'est à dire par référendum. Les menaces, les subterfuges et pis encore, les tentatives de passage en force, sont indignes et improductifs. Ils renforcent le sentiment de défiance à l'encontre des institutions européennes. Le parlement européen qui est, à ce jour, la seule instance démocratique de l'UE doit être le garant de la "vox populi". Les listes qui se présenteront devront s'engager clairement à faire respecter la volonté du Peuple, face à la commission de Bruxelles et aux chefs d'états. Jolis débats en perspective.


Le TME sera admis ce soir en soins palliatifs. L'acharnement thérapeutique va commencer. Peu importe. Comme lors de la primaire démocrate américaine, l'histoire se fait désormais ailleurs.
Après l'échec du plan B, conçu par des fonctionnaires arrogants, place au plan C :